La Comtesse rouge

La Comtesse rouge - Julie Delpy

L’autre soir, un peu fascinée par l’histoire d’une aristocrate hongroise fort bien née se baignant dans le sang de vierges pour conserver sa beauté à peine fanée, un peu également il faut bien le dire parce que j’aime Julie Delpy, son originalité, sa poésie et sa beauté éthérée, je suis allée voir « La Comtesse ».

Et bien, je n’ai pas regretté un instant. Cette « comtesse » (à la fois si loin de nous par l’époque puisque tout droit sortie du 16ème siècle, et pourtant à la fois si proche de nous par la problématique qui la touche, à savoir tenter d’arrêter les dégâts  physiques causés par le temps qui passe) reste malgré ses actes monstrueux extrêmement touchante, romantique frisant presque le pathétique lorsqu’elle se taillade le sein gauche pour mettre dans la béance une mèche de son amoureux avant de se recoudre la plaie à vif.

Oui, cette dame aux hautes fonctions politiques, amoureuse d’un homme de 18 ans son cadet, sombre dans le chagrin, fleurte avec l’hystérie et tue car se croyant mal-aimée. Je ne sais pas quelle fut la vie réelle de Erzsebeth Bathory. Je ne sais que ce que m’apprend ce film que je crois romancé à souhait. Mais moi, spectatrice, si je n’excuse en rien ses actes, je la comprends quand même un peu cette comtesse. Car enfin, pour Delpy, elle fut victime d’un monde macho qui la pousse vers la folie en commençant par lui ôter son bel amour. En découle l’interrogation sur ses rides puis l’appel au sang paré de vertus rajeunissantes. On la rend folle, on la manipule, on lui met entre les pattes un casavona masochiste qui flatte ses faiblesses. Enfin on la juge et on la condamne.

Outre l’histoire, l’esthétique des scènes est à couper le souffle. Alors je dis un grand OUI à cette « comtesse » qui je l’espère connaîtra le succès qu’elle mérite.

Crédit Photo : DR

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A propos de l'auteur

Luzycalor - traduire lumière et chaleur - est le blog d'une petite curieuse adepte de cinéma, musique, littérature et culture urbaine en tout genre. Vaste champ d'investigation isn't it? Parce que si culture s'étale comme confiture, les deux ont en commun un petit goût sucré dont on devient très vite addict. Bienvenue dans mon univers, ce monde vu de ma fenêtre!

2 commentaires
  • Le Chat Masqué - décembre 12, 2010

    Cela me fait penser au film « La vie privée d’Elizabeth d’Angleterre » avec Bette Davis et Errol Flynn…

  • Luzycalor - décembre 13, 2010

    Je ne connais pas mais je te conseille celui là qui est vraiment bon.

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