Dumbo – Tim Burton

Un soupçon de nostalgie dans l’âme, d’Edward aux mains d’argent à Sleepy Hollow, j’ai ressenti ces derniers temps l’envie de replonger dans l’univers mystique et poétique de Tim Burton sans connaître pour autant son actualité. Or il se trouve que volette en ce moment dans quelques salles obscures une adaptation en prise de vues réelles du long-métrage d’animation Dumbo revu et corrigé par ce conteur fantasque. Et la magie opère. Contre toute attente la plume allégorique et aérienne de Tim, venue se nicher dans la trompe d’un singulier petit éléphant, retrouve de sa superbe pour un décollage en 1ère classe dont se souviendront les adeptes du genre.

Le scénario place l’action au lendemain de la guerre de 14 dans un cirque de province dirigé par le bourru mais non moins généreux Max Medici (campé par l’inénarrable Danny de Vito si cher au cinéaste). Dans un univers rétro et coloré, les circassiens légèrement freaks sur les bords assistent à la naissance d’un bébé pachyderme aux oreilles extra longues. En proie à toutes sortes de moqueries, l’éléphanteau d’abord terrorisé puis privé de sa mère va être pris sous l’aile protectrice de deux enfants qui sans savoir que c’était impossible l’ont fait. Quoi? Lui apprendre à voler en déployant ses énormes feuilles.

La fable gagne encore en épaisseur lorsqu’une telle révélation parvient aux oreilles d’un magnat mégalo qui rachète la boutique et transporte le personnel dans un parc d’attraction rétro futuriste avec pour objectif de faire virevolter la belle Colette sur le dos de Dumbo. La poésie se transforme alors en ironie pour un vrai instant de magie!

Mettre en exergue la différence avec délicatesse, en faire la force créative d’un monde un peu trop normé, une prouesse que Tim Burton accomplit avec succès.  Peut-être parce que “Dumbo, c’était moi : trop différent des autres, très malheureux! ».

 

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A propos de l'auteur

Luzycalor - traduire lumière et chaleur - est le blog d'une petite curieuse adepte de cinéma, musique, littérature et culture urbaine en tout genre. Vaste champ d'investigation isn't it? Parce que si culture s'étale comme confiture, les deux ont en commun un petit goût sucré dont on devient très vite addict. Bienvenue dans mon univers, ce monde vu de ma fenêtre!

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